Bien que cet homme mystérieux au chapeau melon soit officiellement devenu la plus grande œuvre surréaliste au monde, de nombreux passants l’ignorent encore chaque jour lorsqu’ils traversent la Place Rogier. Déployée sur les 30 étages de la façade du Cardo Hotel, la célèbre toile de René Magritte en version XXL veille sur Bruxelles depuis plus d’un an. Cette installation record, rendant hommage au partenariat entre l’hôtel et la fondation Magritte, n’est que le premier chapitre d’un musée à ciel ouvert, transformant le paysage bruxellois pour redéfinir notre regard sur la ville.
Un hommage gigantesque au service du surréalisme
À l’origine une huile sur toile créée en 1964 par le célèbre peintre belge René Magritte, “Le Fils de l’homme” est devenu au fil du temps un véritable symbole de la peinture surréaliste. Un symbole qui, 60 ans plus tard, s’étire sur les 30 étages du Cardo Hotel et habille les 4000 m2 de cette façade vertigineuse.
En effet, cet hommage représente une réelle prouesse technique de la part de l’hôtel avec le soutien de la ville. L’installation repose sur une technologie perfectionnée, invisible à l’œil nu, permettant aux passants d’admirer l’œuvre dans toute sa splendeur, tout en préservant la transparence pour les clients de l’hôtel.

Le choix de cette œuvre emblématique insiste également sur l’aspect mystérieux de l’artiste et souligne le concept de “voir sans être vu”, cher à Magritte. Ce paradoxe surréaliste crée donc le lien entre les passants admirant la façade et les clients de l’hôtel.
Un musée vivant et à ciel ouvert au coeur de Bruxelles
Au-delà d’un exploit visuel unique, ce projet s’inscrit dans un partenariat durable entre l’hôtel bruxellois et la Fondation Magritte. En effet, l’œuvre actuelle marque le début d’une série artistique au cœur de la ville. La façade de 75 m x 55 m sera renouvelée tous les trois ans pour accueillir une nouvelle création illustre de l’artiste.
Ce nouveau “musée vivant” transforme la Place Rogier, point névralgique de la capitale qui marque la jonction entre le centre historique et le quartier d’affaires bruxellois, en véritable espace d’expression urbaine et culturelle. En installant le surréalisme sur l’un des plus hauts édifices de la ville, l’œuvre de Magritte réaffirme plus que jamais l’identité de Bruxelles comme capitale mondiale de cet héritage artistique.