Si vous passez par la ville de De Haan, ou Le Coq, vous ne pourrez pas manquer ce joyau architectural où le temps semble s’être arrêté, le long du littoral. Construit sous l’influence de Léopold II, le “Roi Bâtisseur”, le quartier de la Concession se distingue par son architecture unique.
Comparables à celles de la ville d’Arcachon, les villas Belle Époque de la station balnéaire attirent depuis plus d’un siècle un grand nombre de personnalités en quête d’un moment de quiétude face à la mer. Une escale unique devenue le refuge ultime de l’élégance anglo-normande en Belgique, à seulement 1h30 de Bruxelles.
L’histoire de la Concession : de l’héritage royal à l’âge d’or des villas Belle Époque
L’existence même de ce quartier historique repose sur la vision de l’urbaniste allemand Josef Stübben, sous les ordres de l’ancien roi de Belgique Léopold II. Dès 1889, les dunes sauvages du Coq se métamorphosent en une station balnéaire d’exception. L’État belge impose alors des conditions strictes pour garantir la préservation du littoral, avec notamment l’interdiction de construire en hauteur et le respect du relief naturel. Ce règlement donne naissance au nom de “Concession” pour ce quartier qui s’érige aujourd’hui comme le gardien de la protection architecturale et naturelle du lieu.

C’est ainsi qu’a débuté l’âge d’or du quartier, livré à la créativité des architectes les plus talentueux du pays. Inspirées par le style anglo-normand, les villas aux façades à colombages érigées entre 1890 et 1930 se dressent comme de véritables symboles de la Belle Époque. À l’image de la Villa Savoyarde, refuge secret d’Albert Einstein, ou des réalisations de Vaerwyck, la Concession témoigne de l’élégance de la villégiature belge.
Entre secrets d’histoire et hôtels de prestige : l’art de vivre unique du quartier
Flâner dans la Concession, c’est s’immerger dans une atmosphère où seuls le bruit des vagues et le souffle du vent viennent caresser le calme ambiant. Un havre idéal pour le génie Albert Einstein en quête de quiétude après son exil d’Allemagne. Le quartier a aussi été le terrain de jeu de la famille royale qui appréciait l’anonymat offert, fuyant l’agitation d’Ostende. Une identité feutrée qui imprègne chaque ruelle de l’intimité des grands de ce monde.

Mais le voyage se prolonge encore aujourd’hui grâce aux établissements de prestige qui bordent cet écrin. Le Grand Hôtel Belle Vue, à la silhouette majestueuse, offre à ses visiteurs un contraste saisissant entre charme authentique et luxe contemporain. À quelques pas, l’hôtel Dunepanne récemment transformé en auberge de jeunesse moderne permet, quant à lui, de ressentir l’âme singulière de la Concession du siècle dernier. Une escale indispensable pour une pause culturelle et apaisante dans un quartier littéralement figé dans le temps.