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Vers la création d’un péage urbain et d’une taxe kilométrique à Bruxelles ?

Justin Ducol Justin Ducol

Vers la création d’un péage urbain et d’une taxe kilométrique à Bruxelles ?

C’est le sujet d’une importante polémique qui enflamme Bruxelles depuis déjà de nombreuses années : faut-il, oui ou non, rendre les déplacements autoroutiers payants dans la capitale belge ? En 2019, le test de transformation de la Rue de la Loi en boulevard urbain (création d’espaces verts, diminution de vitesse) laissait déjà apercevoir les perspectives que pourrait avoir l’instauration d’un péage urbain à Bruxelles : un filtre d’entrée des navetteurs en fonction de l’heure de pointe et du degré de pollution du véhicule. Mais plus d’un an plus tard, l’idée est très loin de faire l’unanimité…

Londres, Oslo, Dublin, Milan… toutes sont déjà passées au péage urbain. Que cela changerait-il sur le territoire bruxellois ? Selon la Région (qui déposait il y a peu son projet dénommé « SmartMove »), il s’agirait d’une double mesure mise en place : la création d’un péage urbain (donc d’un montant à payer pour entrer sur l’autoroute) qui serait installé aux départs des grands axes mais aussi (et là, l’opinion se trouble) d’une taxe kilométrique en plus à payer pour les kilomètres parcourus pour les 19 communes qui composent Bruxelles-Capitale. L’objectif ? Limiter la circulation automobile pour réduire la pollution et le bruit.

Alors qu’à Milan, la municipalité peut se vanter d’avoir réduit son trafic routier d’un tiers, qu’en sera-t-il à Bruxelles ? Sur l’échiquier politique, on constate que l’idée est loin d’être appréciée : ni par la Wallonie, ni par la Flandre, ni par le patronat et (surprenant) ni par la gauche radicale et l’écologiste flamande Elke Van den Brandt.

La cause ? Une mesure inégalitaire entre les habitants de Bruxelles intra-muros et ceux des villes de la région : selon Le Monde, un bruxellois disposant d’une voiture roulant peu s’en tirera à son avantage (notamment grâce à la suppression de la taxe de mise en circulation). Hélas, à l’inverse, un habitant de la région roulant en grosse cylindrée (par exemple, des automobilistes circulant avec des véhicules de fonction fournis par leur entreprise) pourrait voir sa facture grimper à 1600€/an !

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Bien qu’une écrasante majorité soit contre l’idée d’un péage urbain à Bruxelles, la Région annonçait fin septembre 2020 vouloir faire des tests sur ses axes routiers dès 2021. Comment fonctionnerait le projet SmartMove ? Grâce à l’application smartphone du même nom, les automobilistes pourraient utiliser leur GSM comme boitier télépéage (les personnes n’ayant pas de smartphone devront se procurer un boîtier adapté). Le logiciel de l’application facturera les kilomètres parcourus en calculant lui-même la distance et en l’ajoutant au tarif d’entrée de base (au péage).

Pour les utilisateurs occasionnels, un forfait journalier avec tarif augmentatif serait mis en place. Des heures gratuites pourraient avoir lieu la nuit. Selon Moniteur Automobile, l’accès (l’entrée au péage urbain) serait gratuit entre 19h-7h et le week-end, d’1€ en heures de pointe (7h-10h et 15h-19h) et de 0,50€ en heures creuses. À quoi il faudra ajouter la taxation kilométrique (distance parcourue) et le surcoût lié à la cylindrée… Pas sûr que l’idée soit un jour du goût de tous…

Sources : Le Monde, Moniteur Automobile, BX1, DHnet.

Photos : Shutterstock.