Caché derrière une mystérieuse porte rouge, l’Arboretum Wespelaar s’impose comme l’un des secrets botaniques les mieux gardés de Belgique. Né dans les années 1970, ce domaine de 20 hectares de pure sérénité a bien plus à offrir qu’une simple promenade. C’est un véritable laboratoire à ciel ouvert, où s’organise le sauvetage d’arbres menacés d’extinction aux quatre coins de la planète. Des collections de magnolias féeriques au printemps aux explosions de couleurs flamboyantes qui embrasent le parc en automne, voyagez au milieu de 2 300 espèces végétales extraordinaires. Un havre de paix spectaculaire à observer, en toute saison.
L’incroyable saga d’un sanctuaire botanique local
Tout commence au début des années 1970, lorsque Philippe de Spoelberch, passionné de botanique, rassemble à Herkenrode des végétaux rapportés de ses voyages. Rapidement à l’étroit, sa collection s’étend en 1985 vers les prairies et bois voisins, donnant naissance à l’Arboretum Wespelaar. Confié à une fondation en 2001 et ouvert au public en 2011, ce paradis vert s’épanouit sur des terres historiques : la célèbre famille de brasseurs Artois y avait imaginé l’un des premiers parcs à l’anglaise du pays, dont témoigne encore une splendide orangerie.

Aujourd’hui, ces 20 hectares naturels abritent une collection d’envergure mondiale. Au-delà de la flânerie, le site concrétise son objectif d’étude et de sauvegarde des arbres menacés. Alors que 30 % des espèces mondiales risquent de disparaître, l’Arboretum joue un rôle crucial dans leur conservation. En collaboration avec des institutions internationales, chaque arbre d’origine sauvage est rigoureusement répertorié sous la mention « WLD ». Un pilier discret mais capital pour la biodiversité de la planète.
Des fleurs printanières aux feux de l’automne : l’odyssée végétale de l’Arboretum Wespelaar
Franchir la porte rouge, c’est s’offrir une immersion sauvage au cœur du vivant. Ici, oubliez les sentiers tirés au cordeau : le domaine invite à une exploration libre à travers 9 zones au caractère bien affirmé. Dès l’entrée, la cour intérieure dévoile un microclimat chaleureux où grimpe une cascade de glycines, marquant le point de départ d’une collection vertigineuse de 2 300 espèces d’arbres qui métamorphosent le paysage au fil des saisons.

Le printemps appartient incontestablement aux rhododendrons et aux magnolias d’exception qui font la renommée mondiale du site. La « Prairie des Magnolias » offre un spectacle féerique, notamment grâce aux hybrides jaunes semés en 1992, qui n’ont fleuri qu’après une décennie de patience. En été, les hortensias prennent le relais avant de céder leur place aux trésors automnaux. Des pépites flamboyantes aux joyaux d’origine sauvage, cette déambulation poétique se savoure tout au long de l’année, à 40 minutes de la capitale.
📍Grote Baan 63, 3150 Haacht, Belgique