Ligne stratégique entre le nord et le sud de la capitale, la future ligne 3 du métro bruxellois est aujourd’hui au point mort. En cause : des surcoûts massifs, des retards, et une impasse politique qui gèle toute décision. Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet.
Un projet clé pour Bruxelles, aujourd’hui en péril
Pensée comme l’épine dorsale du réseau métropolitain bruxellois, la ligne 3 devait relier Albert à Bordet en seulement 20 minutes. Au programme : une meilleure desserte pour Schaerbeek, Evere et les quartiers nord, ainsi qu’un soulagement bienvenu pour les lignes déjà saturées. Mais après des retards techniques, des polémiques sur des bâtiments emblématiques (notamment le Palais du Midi), et une explosion des coûts, le projet est aujourd’hui sérieusement fragilisé.
Six scénarios sur la table, aucun gouvernement pour trancher
Les autorités ont identifié six scénarios possibles, allant de la réalisation complète au gel total du projet. Le plus coûteux (un partenariat public-privé) est estimé à 7 milliards d’euros. Par ailleurs, l’abandon pur et simple entraînerait une perte de 546 millions déjà investis. Une option intermédiaire, qui consisterait à phaser les travaux en trois étapes étalées jusqu’en 2046, semble la plus probable. Mais sans gouvernement régional capable de valider un scénario, tout est suspendu.
Un impact bien au-delà du métro

Mais l’avenir de la ligne 3 du métro dépasse la simple question de mobilité. Ce projet est aussi lié à d’autres chantiers urbains majeurs, à des investissements immobiliers, et à la planification du développement des quartiers nord. Un abandon, même partiel, forcerait Bruxelles à revoir en profondeur sa stratégie de mobilité. Le prochain rendez-vous politique est prévu fin août, mais sans gouvernement opérationnel, l’incertitude risque de perdurer.